Vendredi 04 Janvier 2008
- Pourquoi créer une association familiale protestante et évangélique en 2007 ?
A CAUSE DE LA PERTINENCE DE L’HERITAGE DE LA REFORME DANS LA SOCIETE FRANCAISE EN 2007
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- Comment créer votre AFP en 2006 ?
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- Statuts du mouvement familial national
« ASSOCIATIONS FAMILIALES PROTESTANTES »
Association de la loi du 1er Juillet 1901
Association de la loi du 1er Juillet 1901
Statuts du mouvement familial national ( AFP) révisés en 1992 et 2006.
Maître Jean Hugues Carbonnier a présidé ces deux révisions.
STATUTS
– I –
But et composition de l’Association
– I –
But et composition de l’Association
Article 1 :
Il est formé :
a) entre les soussignés,
b) entre ceux qui adhéreront aux présents statuts,
une association dite « Associations Familiales Protestantes » déclarée dans les termes de la loi du 1er juillet 1901, ayant pour but :
- de fédérer l’ensemble des associations familiales protestantes, locales, départementales ou régionales,
- d’organiser dans les milieux protestantes une action pro-familiale dans le sens d’une entraide mutuelle, morale et matérielle,
- de poursuivre la réalisation des réformes indispensables à l’amélioration du sort de la famille,
- de désigner des délégués dans tous les organismes où l’association a ou aura intérêt à être représentée.
La durée de l’association est illimitée.
L’association a son siège social à Paris, 47 rue de Clichy - 75009 Paris.
Article 2 :
Les moyens d’action de l’association sont :
l’éducation et la formation mutuelle des chefs de famille,
l’organisation de groupements locaux en vue de la défense de leurs intérêts moraux et matériels,
les démarches auprès des pouvoirs publics,
la formation de l’opinion publique au moyen de conférences, diffusion de tracts, brochures, journaux, etc.
Article 3 :
L’association se compose de membres actifs et de membres adhérents.
Membre actif : toute personne s’engageant à participer activement à la vie de l’association en mettant à la disposition de celle-ci les moyens et le temps nécessaires à la poursuite de ses buts et en payant une cotisation annuelle fixée par le conseil d’administration.
Pour devenir membre actif de l’association, il faut être agréé à l’unanimité par le conseil d’administration sur la proposition de plus de la moitié des membres du conseil.
Membre adhérent : toute personne morale déclarant approuver les buts de l’association en adhérant aux présents statuts et s’engageant à payer une cotisation fixée annuellement par le conseil d’administration.
Pour devenir membre adhérent de l’association, il faut être agréé par le conseil d’administration, sur la proposition de deux membres actifs (qui doivent contresigner la demande d’admission).
Le membre adhérent doit obligatoirement :
1) adhérer à la charte des AFP,
2) être agréé par l’UDAF de son ressort,
3) participer à l’assemblée générale annuelle de l’association.
Article 4 :
La qualité de membre de l’association se perd :
- par la démission,
- par la radiation prononcée pour non paiement de la cotisation ou pour motif grave (notamment violation des obligations visées à l’article 3) par le conseil d’administration, le membre intéressé ayant été appelé à fournir des explications .
– II –
Administration et Fonctionnement
Administration et Fonctionnement
Article 5 :
L’association est administrée par un conseil composé de six à dix-huit membres, élus pour six ans par l’assemblée générale et choisi parmi les membres actifs. Le renouvellement du conseil a lieu, par tiers, tous les deux ans. Les membres sortants sont rééligibles.
Le conseil choisit parmi ses membres un bureau composé des Président, vice-Président, secrétaire et trésorier. Il peut également désigner un secrétaire et un trésorier adjoints. Le bureau est élu pour un an.
Article 6 :
Le conseil se réunit au moins deux fois par an, sur la convocation de son Président, ou sur la demande écrite de trois de ses membres.
La présence de la moitié des membres en exercice au moins est normalement nécessaire pour la validité des délibérations. La présence de trois membres suffit, lors d’une deuxième convocation consécutive à une réunion au cours de laquelle le quorum n’a pas été atteint.
Il est tenu procès verbal des séances.
Les procès verbaux sont signés par le Président et le secrétaire. Ils sont transcrits, sans blancs, sur un registre coté et paraphé.
Article 7 :
Les membres de l’association ne peuvent recevoir aucune rétribution à raison des fonctions qui leurs sont confiées.
Les collaborateurs rétribués de l’association peuvent assister, avec voix consultative, aux séances de l’assemblée générale et du conseil d’administration.
Article 8 :
L’assemblée générale de l’association comprend tous les membres de l’association.
Toutefois, les membres actifs peuvent seuls prendre part aux votes dans ces assemblées, dans lesquelles les membres adhérents ont voix consultative.
Elle se réunit une fois par an en assemblée ordinaire et chaque fois qu’elle est convoquée par le conseil d’administration ou sur la demande de la moitié de ses membres actifs.
Son ordre du jour est réglé par le conseil d’administration.
Son bureau est celui du conseil.
Elle entend les rapports sur la gestion du conseil d’administration, sur la situation financière et morale de l’association.
Elle approuve les comptes de l’exercice clos, vote le budget de l’exercice suivant, délibère sur les questions mises à l’ordre du jour et pourvoit, s’il y a lieu, au renouvellement des membres du conseil d’administration.
Des assemblées générales extraordinaires peuvent être convoquées sur la demande du conseil d’administration. Elles sont convoquées au moins huit jours à l’avance.
Article 9 :
Les dépenses sont ordonnancées par le Président ou, à défaut, par le trésorier. L’association est représentée en justice et dans tous les actes de la vie civile par le Président ou par un membre spécialement désigné par le conseil. Le représentant de l’association doit jouir du plein exercice de ses droits civils.
Article 10 :
Les délibérations du conseil d’administration relatives aux acquisitions, échanges et aliénations des immeubles nécessaires au but poursuivi par l’association, constitution d’hypothèques sur lesdits immeubles, baux excédant neuf années, aliénation de biens rentrant dans la dotation et emprunts doivent être soumises à l’approbation de l’assemblée générale.
Article 11 :
Le conseil d’administration peut nommer un secrétaire général dont les émoluments sont fixés par le bureau.
Le secrétariat assure l’expédition des affaires, l’exécution des travaux, l’accomplissement des missions de toutes natures, la tenue des archives et de la comptabilité.
– III –
Dotations et Ressources Annuelles
Dotations et Ressources Annuelles
Article 12 :
Les recettes annuelles de l’association se composent :
- des cotisations et souscriptions de ses membres,
- des aides et subventions publiques de toutes origines et de toutes natures,
- du produit des libéralités,
- des ressources créées à titre exceptionnel et, s’il y a lieu, avec l’agrément de l’autorité compétente (quêtes, conférences, concerts, spectacles autorisés au profit de l’association).
Article 13 :
Il est tenu à jour une comptabilité deniers par recettes et par dépenses.
– IV –
Modification des Statuts et Dissolution
Modification des Statuts et Dissolution
Article 14 :
Les statuts ne peuvent être modifiés par l’assemblée générale extraordinaire que sur la proposition du conseil d’administration ou des trois-quarts des membres actifs. Le projet doit être soumis au bureau un mois au moins avant la séance.
L’assemblée doit se composer de la moitié au moins des membres actifs.
Si cette proportion n’est pas atteinte, l’assemblée est convoquée à nouveau, mais à quinze jours au moins d’intervalle et, cette fois, elle peut valablement délibérer, quel que soit le nombre des membres présents.
Dans tous les cas, les statuts ne peuvent être modifiés qu’à la majorité des trois quarts des membres présents.
Article 15 :
Sur proposition dans les conditions de l’article 14, l’assemblée générale appelée à se prononcer sur la dissolution de l’association et convoquée spécialement à cet effet, doit comprendre au moins la moitié plus un des membres actifs.
Si cette proportion n’est pas atteinte, l’assemblée est convoquée de nouveau, mais à quinze jours au moins d’intervalle, et cette fois elle peut valablement délibérer, quel que soit le nombre des membres présents.
Dans tous les cas, la dissolution ne peut être votée qu’à la majorité des trois quarts des membres présents.
Article 16 :
En cas de dissolution, l’assemblée générale désigne un ou plusieurs commissaires chargés de la liquidation des biens de l’association. Elle attribue l’actif net à une ou plusieurs associations poursuivant les mêmes buts.
– V –
Surveillance et Règlement Intérieur
Surveillance et Règlement Intérieur
Article 17 :
Le secrétaire ou toute personne habilitée doit faire connaître dans les trois mois à la Préfecture du département où l’association a son siège social, tous les changements survenus dans l’administration ou la direction de l’association.
Article 18 :
Le conseil d’administration pourra établir un règlement intérieur.
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- Origine des AFP
Rappel institutionnel
En 1945, c’est le gouvernement provisoire de la République Française dirigé par le général de Gaulle soutenu par les trois partis dominants, Communiste, Démocratie Chrétienne et Socialiste qui - par ordonnance en date du 3 mars (J.O. du 4 mars 1945) désigne les AFP comme membre fondateur du mouvement familial français : "Union Nationale des Associations Familiales " (UNAF) .
La présence et la légitimité des AFP dans les conseils d’administration tant locaux que nationaux du mouvement familial national résultent donc de la seule volonté du seul législateur pas de l’UNAF ni de quelqu’ autorité protestante que ce soit.
Rappel historique
Non seulement le protestantisme français n’a pas connu Luther, Zwingli ou Calvin à domicile, mais très vite il a été décapité: les Parisiens massacrés, la noblesse convertie, les pasteurs bannis, la bourgeoisie en exil, les temples détruits et, l’élite aux galères, ses enfants émancipés par Louis XIV des l’âge de 7 ans pour être placés dans l’école unique du moment. Ont survécu des familles et au sein de celles-ci des femmes qui ont assuré la résistance pour et par la transmission de l’Ecriture. C’est pourquoi le protestantisme français est une religion associative, familiale, laïque. Ce n’est pas un mérite, c’est le résultat de l’histoire.
C’est pourquoi les Associations Familiales Protestantes ne sont pas seulement quelques familles, pas seulement quelques associations soucieuses des seuls problèmes familiaux au sens étroit du terme, pas seulement l’annexe ni la filiale d’une église ou d’une institution parmi d’autres, fut-elle"protestante". C’est pourquoi toute famille toute association, protestante ou pas, si elle se réfère à l’Ecriture seule peut porter la Réforme à son tour.
En 1945, c’est le gouvernement provisoire de la République Française dirigé par le général de Gaulle soutenu par les trois partis dominants, Communiste, Démocratie Chrétienne et Socialiste qui - par ordonnance en date du 3 mars (J.O. du 4 mars 1945) désigne les AFP comme membre fondateur du mouvement familial français : "Union Nationale des Associations Familiales " (UNAF) .
La présence et la légitimité des AFP dans les conseils d’administration tant locaux que nationaux du mouvement familial national résultent donc de la seule volonté du seul législateur pas de l’UNAF ni de quelqu’ autorité protestante que ce soit.
Rappel historique
Non seulement le protestantisme français n’a pas connu Luther, Zwingli ou Calvin à domicile, mais très vite il a été décapité: les Parisiens massacrés, la noblesse convertie, les pasteurs bannis, la bourgeoisie en exil, les temples détruits et, l’élite aux galères, ses enfants émancipés par Louis XIV des l’âge de 7 ans pour être placés dans l’école unique du moment. Ont survécu des familles et au sein de celles-ci des femmes qui ont assuré la résistance pour et par la transmission de l’Ecriture. C’est pourquoi le protestantisme français est une religion associative, familiale, laïque. Ce n’est pas un mérite, c’est le résultat de l’histoire.
C’est pourquoi les Associations Familiales Protestantes ne sont pas seulement quelques familles, pas seulement quelques associations soucieuses des seuls problèmes familiaux au sens étroit du terme, pas seulement l’annexe ni la filiale d’une église ou d’une institution parmi d’autres, fut-elle"protestante". C’est pourquoi toute famille toute association, protestante ou pas, si elle se réfère à l’Ecriture seule peut porter la Réforme à son tour.
C’est pourquoi, s’il doit rester d’origine et d’essence protestante, le message de la Réforme sera porté en France chaque jour davantage par des ménages mixtes qui constituera demain la première minorité "Biblique" du pays. L’oecuménisme du XXIe siècle, sera donc pluriel, laïc, pratique, terre à terre, quotidien, associatif et familial.
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