FONTEVRAUD 2008. Documentation des participants VI
Ségolène? Une rupture trop féminine
Mots-clés : Voltaire Rupture médiatique Ségolène Sarkozy
Ségolène ? Une rupture trop féminine
Chapitre I Ségolène Rupture ou tendance ?
Chapitre II Rupture médiatique
Chapitre I Ségolène Rupture ou tendance ?
Les medias ont voulu imposer l’idée que Sarkozy et Ségolène étaient deux candidats de rupture. S’agissant de Segolène, l’affirmation résiste mal à l’analyse.
C’est uniquement lorsqu’elle a suggéré que les enseignants devaient être présents 35 heures dans les locaux scolaires, notamment pour assurer le soutien gratuit au lieu d’aller se faire payer à l’extérieur par des entreprises privées qu’elle a rompu avec le noyeau dur de
Autre rupture, ses relations semi rocambolesques avec F. Bayrou, surtout son annonce qu’elle pourrait en faire son premier ministre, le tout dans des conditions qu’un autre éléphant a qualifié de peu « participatives ».
Enfin la candidate s’est plus contredite qu’autre chose tant sur le programme du PS que sur ses engagements initiaux à propos des 35 heures et du SMIC à 1500 euros.
Alors rupture ? Avec le PS certes, mais dans quelles conditions ! Sûrement pas avec les archaïsmes et pesanteurs de la société française. Et le fossé ne peut que se creuser si elle ne fait rien pour le combler au cours des années qui la séparent de 2012. Il va lui falloir parler politique et programme.
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Le livre d’A . Chemin permet une réponse précise à la question de : «
Ariane Chemin est une personne honnête, sérieuse, désintéressée, représentative de sa génération « Sciences-Po 86 » et de son milieu « Le Monde » des années 1986-2006. Elle déclare: "Nous étions la première génération bobo ".
C’est une professionnelle, l’une des journalistes qui connaît le mieux
A. Chemin nous décrit de l’intérieur – tranche de vécu personnel et professionnel à la fois - un conflit d’ambitions entre la « Génération-Morale-Mitterand » des Chevènement, Jospins, Fabius, Mauroy, Emmanuelli, DSK , Aubry, Guigou, Glavany, Vauzelle etc. d’une part et d’autre part,
A. Chemin ne méprise pas l’intimité des grands . Elle avait déjà traité de Mazarine. On est loin du conflit semi doctrinal qui trente ans plus tôt opposait la seconde gauche de Roccard à celle de Mitterrand.
D’où la question : « Le PS serait- il aux prises avec une vague de fonds interne ? Ou alors Segoléne serait elle, et à elle seule La rupture ? Si oui, plus ou moins que Sarkozy par rapport à la droite? Pour apporter des éléments de réponse on adoptera trois approches: la féminine, la médiatique, la moralisatrice.
Le tout féminin.
Des ténors médiatiques inquiets comme Lidenberg, Plennel, Halimi ne cessent de le redire : l’un des principaux acquis de « 68 » restera l’émancipation de la femme via la libération sexuelle. Mais avec « La femme fatale » il s’agit sans doute moins d’émancipation que de domination.
Deux femmes traitent d’une femme qui va brandir sa féminité comme un atout électoral. « La différence ? Je crois qu'elle se voit ! » répond en souriant Ségolène lors de son premier affrontement TV avec Fabius et DSK le 16 novembre 2006. Une fois candidate du PS, le 26 novembre à la Mutualité, elle poursuit: « En choisissant une femme, vous avez accompli un véritable geste révolutionnaire ! » saluant Olympe de Gouges qui « a juste eu le droit de monter à l’échafaud sans avoir eu le droit de vote. ». Deux jours plus tôt elle avait annoncé que sa première loi, si elle accède à l’Elysée serait consacrée aux « violences faites aux femmes ».
Quelques jours après sa victoire elle dira des éléphants : « Segolène présidente, ce sera la réalisation de leur cauchemar : la boniche a pris les clefs de la maison ». Elle éxagère à peine. Si l’on sait écouter Fabius ? : « Mais qui va garder les enfants ? » ? Melenchon ? : « La présidentielle n’est pas un concours de beauté. » Martine Aubry ?: « La présidentielle n’est pas une question de mensurations ». DSK ? : « Elle aurait mieux fait de rester chez elle à lire ses fiches cuisine » .
Pire ces propos ne font que confirmer une opinion masculine moyenne. Selon une enquête de la SOFRES en 1995 auprés de groupes exclusivement masculins « la femme en politique » ? : la putain, la mauvaise mère, l’hommasse, la naïve ! Navrant !
Mais avec Jeanne d’Arc, sa rupture déjà ancienne avec le machisme devient qualitative . En 1998 à Ségolène s’enflamme « Jeanne, si je peux me permettre de t’appeler familièrement par ton prénom… avec toi nous savons qu’il y a toujours quelqu’un pour reprendre le flambeau, que la vie t’a donné cette sainte colère qui n’en finit plus de nous rassembler autour de toi… car nous avons reconnu ton étendard : c’est celui de la justice et de la générosité … Dans un monde confisqué par les hommes, tu as commis un triste sacrilège : être une femme stratège, être une femme de guerre, être une femme de Dieu ». En Martinique, ce sera. « Je suis la femme debout ». Du Juppé en jupon ! C’est donc autre chose que l’accomplissement de « 68 ». Finie l’émancipation ! C’est bien de domination qu’il s’agit.
Féminins aussi l’entourage et le décor. Deux femmes de « com » vont jouer un rôle de premier plan dans la stratégie de
« La publicité est après tout, un moyen comme autre de s’intéresser aux vagues de fonds de la société » commentent les deux auteurs sous estimant l’espace d’une phrase la différence entre un champoing et un président de
L’autre conseillère est Sophie Bouchet-Petersen qui fut chargée de mission à l’Elysée en 1983 pour les PME . Cette fille de bonne famille , ancienne de la Ligue communiste révolutionnaire s’est rendue en 2001 à Porto Allegre, ville laboratoire des budgets participatifs. A l’insu du PS, le socle de la démocratie participative est là qui va produire le site ; « Désirs d’avenir »
La politique se féminiserait comme à contretemps au moment où le doute se fait jour sur les exacts mérites d’un excés de féminisation des valeurs et pratiques sociales ? .
Le tout médiatique
,
- Avec Segolène fini le temps des medias ! Bonjour le temps de la Com, de la Pub et du Net. Nathalie Rastoin lui enseigne à appliquer les outils du marketting de publicité. Tout l’arsenal va y passer.
""
- La disruption qui consiste à rompre avec les structures existantes incapables de renouveler leur discours.
- La triangulation qui consiste à emprunter les idées de l’adversaire pour lui couper les ailes.
- La priorité au client : « Je suis là pour vous écouter ».
- Construire une « lovemark », un slogan, une marque qui établit un lien émotionnel fondé sur le respect et l’amour, la sensualité et le mystère. ""
A l’issue du processus, il s’agit de montrer la beauté, pas le produit, de mener une campagne L’Oréal : «
Personne n’osera la seule réaction qu’imposait le moindre bon sens : « Qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ! ». C’est Beaumarchais et Voltaire qui manquent au spectacle ! Seule satisfaction, il est douteux que la formule survive en 2012. Elle passera comme passe tout produit de beauté .
Quant au NET, c’est la ruée, la dizaine de mousquetaires de la Netscouade, les webmasters de la Segosphère emmenée dans les segotours par le fils aîné Thomas Hollande, les fondateurs de Désir d’Avenir. La France connaît sa première candidature Internet. Tout a été dit à ce sujet sauf la fébrilité, la versatilité, la facilité, qui s‘installent, favorisant les phénomènes de cour avec beaux parleurs et équilibristes de la pensée, aggravant le désordre des idées. Et plus le temps s’écoule plus la cohérence est hors d’atteinte.
« Le coup du sondage permanent « achève d’affoler .
C’est Julien Dray qui donne le ton avec la condescendance de l’homme d’argent » Il faut essayer de donner à manger à tous les sondeurs. Ce sont eux qui orientent les analyses politiques des journaux ».
Il faut être reconnaissant à ce fougueux trotskiste d’élucider ainsi le mystère des sondages. Or Julien Dray en tient pour le CSA dont le responsable des études, Stéphane Rozès est un ancien de la LCR . Tout comme Monique Saliou, normalienne, conseillère à la Cour des comptes. C’est fou le nombre de trotskistes séduits par le style « L’Oréal ».
Si l’on commande des sondages à des agences amies, c’est donc pour faire parler les journalistes amis.
Ainsi du sondage annuel sur le racisme commandé solennellement par la CNCDH , acheté au CSA depuis 15 ans par les services de tous les Premiers Ministres. Ce sondage répète depuis quinze ans que si le nombre d’actes racistes et antisémites diminue ( 974 en 2005 pour 44 millions d’adultes électeurs, la Lepénisation des esprits ne cesse de gagner. Les modalités de ce sondage devenu rituel n’ont cessé de faire l’objet de critiques scientifiques de la part de chercheurs patentés de l’INED et du CNRS. Rien n’y fait sauf que le sondage ( financé par Matignon) coûte de plus en plus cher et que plus personne ne s’en soucie, même Le Monde.
La mécanique « Droits de l’homme, plus sondages, plus médias, plus corporatisme » aura interdit tout débat durant 18 ans.
Concernant la société les «politiques » savaient . Un expert parmi les experts, Charles Sazman leur avait dit « Une élection est d’abord sociologique avant d’être politique ». Fin 2005, J.M. Lech patron d’IPSOS s’offre une étude intitulée « France 2006. Société sans mercis ». dont voici les conclusions.
« La disqualification de l’autorité et de la compétence des dirigeants peut conduire les français à deux attitudes pas forcément incompatibes ; la « volonté de restauration » de l’effort et de l’autorité, remettre les chômeur au travail, aide les parents à recadrer les enfants et « la stratégie de l’inverse » ; casser la baraque. »
Début 2006, le PS commande à la Sofres une étude sur les attentes des français. La réponse est claire : une immense soif de participation aux décisions ; un besoin de renouvellement des élites ; une défiance majeure à l’endroit des responsables en place et un scepticisme croissant envers la prétendue compétence de la classe dirigeante.
L’ennui c’est qu’il faut choisir surtout si l’on écoute un autre consultant en vogue, Alain Mergier qualifier de prioritaire la conquête des « milieux populaires » qui ont déserté Jospin pour Le Pen et rejoindront finalement Sarkozy. Stimulée, éclairée et guidée par trop d’études et de conseils, sur un « marché » trés encombré où un "produit émergent" doit savoir « écouter le consommateur », faire lever un « plus produit » et soigner son « packaging » ( Sic), Segolène n’a pas su choisir d’autant qu’en désespoir de cause, elle est dotée en fin de campagne de l’attelage politico intellectuel le plus incohérent qui se puisse rêver : J.P. Chevènement et BHL !
Double conclusion cruelle de l’aventure : les techniques de « Com » ne tiendront jamais lieu de pensée, la politique ne se vendra jamais comme un produit de beauté
Conclusion
Ségolène est bien femme de rupture mais d’abord au sein du PS, d’abord à Pris et d’abord en matière de « Com » Pour le reste elle est essentiellement »tendance ».
Elle croit à son étoile car elle a goûté la griserie des meeting et des soirées politiques TV.à grand spectacle.
Elle se représentera c’est assuré. Mais pour réussir, il lui faudra d ‘abord prendre le PS c’est à dire des milliers d’élus locaux bien décidés ne faire courir aucun risque à leur rente. Surtout, elle va devoir affronter le problème national majeur de son électorat et du pays : transparence et gouvernance des dépenses et des fonction publiques. Obstruction de classes moyennes protégées.
Des obstacles de cette ampleur ne se surmontent pas à coup de bons mots ni de campagnes vibrillonnant entre l’Oréal, Porto Allégre et les Béatitudes. Quant à la « démocratie participative », il suffit d’imaginer une seule minute une démocratie protestante : Anglaise, Suisse, Américaine ou Scandinave se livrant à pareille pitrerie pour en mesurer l’inanité.
Chapitre II Rupture médiatique
Pour comprendre l’état d’exaspération dans lequel N. Sarkozy plonge les medias il faut mesurer à quel point sa victoire signe techniquement la fin de domination d’une génération, d’une époque, d’un système, d'une profession. Cela devait arriver, il n’a fait qu’avancer l’heure parce qu’étant plus jeune que la plupart des dirigeants de rédaction, il a pu déceler les failles là où Ségolène se bornait à les exploiter. La défaite de Segolène c’est aussi la défaite des medias face à Sarkozy.
Les démocrates ont toujours présenté la presse – désormais «les médias» – comme le contre-pouvoir par excellence, et la liberté de la presse comme consubstantielle à la liberté tout court. Dans un chapitre intitulé «Du rapport des associations et des journaux», Tocqueville établit une corrélation absolue entre démocratie locale, luxuriance de la presse et vitalité associative. 1
Mais à trop confondre liberté d’opinion, puis liberté d’information puis liberté des médias et enfin droits de l’homme, la corporation a fini par confondre la liberté et l’outil. Dans le monde entier, pour de simples raisons financières et techniques, les médias classiques manquent de plus en plus à leur vocation fondatrice.
Le cas français présente toutefois des caractéristiques aggravantes. Sur le plan financier, tout d’abord, non seulement la concentration réduit à une peau de chagrin le monde des centres de pensée libre, mais le peu qu’il en reste dépend beaucoup trop du marché publicitaire et, indirectement, des marchés publics.
Le public, quant à lui, est tout à la fois beaucoup trop concentré sur le plan sociologique et incapable de se mobiliser en force civile susceptible de faire contre-pouvoir. Enfin la profession résiste mal aux maux français majeurs que sont le corporatisme et le conformisme. La classe médiatique apparaît ainsi homogène à 80% dans sa défense du statu quo politique, social et économique Parisien comme dans son attachement révérenciel aux thèses de la génération morale issue de 1980.
C’est l’une des caractéristiques de l’exception française actuelle que naisse, en pleine déshérence idéologique, une coalition de journalistes intellectuels avec des intellectuels secondaires, transformant la profession en plate-forme de lutte, affermée à une poignée d’intervenants. Cela vaut, à la France, des médias trop conformistes pour ce qu’ils ont de «trotskystes» et vice versa.
Ce paradoxe surprend à juste titre les observateurs étrangers. Dans toute autre démocratie, les «affaires politico-financières» de la double décennie 1980-2000 auraient provoqué, pour commencer, un tollé médiatique, tout comme le Watergate, puis, de multiples crises, et en tout cas une saine alternance des équipes, de gauche comme de droite. Cela s’est produit, outre aux États-Unis, en Italie, Grande-Bretagne et Allemagne. En France rien de comparable et le lynchage médiatique protège, avec la pensée unique, la tyrannie du statu quo . (La formule est de Claude Imbert dans un éditorial du Point, 23 mars 2000)
En cette année 2008, c’est de vague de fond qu’il faut parler
Commentons d’abord Denis Pingaud directeur de la stratégie d’Euro SGCG.
"" Les Trente Glorieuse médiatiques s’achèvent dans le désarroi intellectuel et moral. Partout dans le monde la rentabilité des groups de presse fait problème, lorsque l’actionnaire demande 30% et non 15 % de rentabilité. Dans une presse écrite française saignée par le double monopole du Livre et des NMPP, la cause est entendue. La « Génération » a pu croire qu’ayant conquis le pouvoir médiatique, elle avait conquis le Pouvoir.
Deux phénomènes ont nourri cette illusion : la prédominance du petìt écran comme tribune de l’expression politique et le succés d’un journalisme d’investigation ne se reconnaissant aucune limite. Une nouvelle alliance justice-police-medias a contribué à bouleverser les rapports de force. Les responsables des rédactions comme Le Monde ou Marianne ambitionnaient de dire non seulement quelles sont les bonnes politiques mais surtout, qui a le droit moral de gouverner. Ils ont fini par n’exprimer que leurs opinions et leurs choix. Et c’est ce décalage entre l’élite journalistique et le public qui explique, pour bonne part, la crise des quotidiens en France. La démission du directeur de la rédaction du Monde, idole française de l’investigation et architecte de la stratégie de conquête de pouvoir de son journal a signifié qu’une page se tournait.
L’audimat et les sondages ont fini par l’emporter. A force d’investiguer contre les pouvoirs, les medias et surtout la presse écrite ont fini par déraper et, peut-être, par lasser. L’investigation est tombée de voyeurisme en exhibitionnisme, des amuseurs posant aux juges de la morale politique tout en tournant la politique en dérision.
En France, en moins de 15 ans, les journaux s’intéressant à l’actualité générale ont perdu globalement, 15% de leurs ventes, tandis que ceux qui se consacraient aux intérêts particuliers en ont gagné 15%. L’audiance des radios généralistes a été divisée par deux en vingt ans. La TV serait la première victime de la redistribution des cartes en médias parmi les 15-25 ans. Enfin le succés des blogs sonne le glas d’une certaine domination intello médiatique.
Et demain ?
A force de se penser « Contre Pouvoir » par nature, les gens des médias ont fini par oublier qu’ils étaient des hommes publics comme les autres.
M. Gauchet pose donc la question qui compte parce qu’elle fâche : celle de la légitimité politique du pouvoir de la gens médiatique au moment où sa relation avec N. Sarkozy tourne à la crise de nerfs.
Cherchant à retrouver les principe fondateurs à la manière d’un Tocqueville, Gauchet fonde la légitimité du « quatrième pouvoir » sur son apport irremplaçable à la démocratie représentative . Entre chaque élection, seule l’intervention critique d’une presse libre faisant appel à l’opinion fonde la légitimité du journaliste.
De cette réaffirmation de principe résultent plusieurs vérités oubliées par la « génération. ».
Le journaliste n’est pas le porte-parole de la communauté des citoyens. Il est un relai, un stimulateur d’éveil civique. Il tombe dans le ridicule s’il se prend pour la voix du Peuple, alors qu’il ne représente que lui, s’il joue au bateleur comme Ruquier, Fogiel, Ardisson ou Carl Zéro, à l’imprécateur comme Nicolas Doménach ou Daniel Mermet, au prédicateur comme
Il doit se garder de la culture de dénonciation et de déploration. Il doit se garder d’exploiter comme une idolâtrie de Droits de l’Homme qui, passant de la sphère juridique à la sphère idéologique, échapperaient par essence à toute appréciation démocratique en justifiant la prétention morale des medias. Le journaliste doit se garder de cumuler les beaux rôles de procureur du Bien Moral et d’avocat des victimes. Faute de quoi, il tombe dans l’insignifiance .
Le blog a été immédiatement perçu comme une arme de la guerilla à l’avantage des faibles contre les puissants. Certes il a pour contre partie, avec un manque absolu de régulation, un narcissisme où si la logique allait à son terme, chacun , individualisme et communautarisme aidant, aurait son blog et ne parlerait plus qu’à lui-même. Mais le temps et le bon sens auront raison de ces maladies infantiles. Le temps d’une nouvelle démocratie médiatique fondée sur la qualité intellectuelle des animateurs, la densité de réseaux représentatifs, la pratique de la controverse « fair play » combleront le grand vide laissé par
En attendant, les medias ont perdu la première bataille du « Tout sauf Sarkozy ». Il est probable qu’ils perdront la guerre d'ici 2012
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