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AFP - Fédération nationale
Le site des Associations Familiales Protestantes

UNAF : Conférence de la famille 2004

Le Ministre de la Famille , Christian Jacob, a souhaité rencontrer la Fédération Protestante.
Du coup, la Fédération Protestante a souhaité connaître la position des AFP.

Ces deux “premières” méritent les conclusions tirées des colloques organisés à Fontevraud depuis Octobre 1984.

CONTRIBUTION DES ASSOCIATIONS FAMILIALES PROTESTANTES

Aprés trente années de politique familiale rendue floue à force de se dire “globale”- adjectif supposé masquer un mélange hétéroclite de libérations de mœurs comme de prestations sociales à tout va- et de refus d’aborder l’impératif démographique, notamment en matière de retraite par répartition, la France attend des réponses de fonds aux question de principe qu’elle se pose.

Corrélations entre libération des mœurs, effondrement du système éducatif, décompositions familiales, souffrances, inégalités et délinquances juvéniles, dislocation du tissus social et insécurité, financement du système social, équité entre générations... pareilles questions réclament outre une remise à plat de la politique suivie depuis trente ans, l’ouverture du débat toujours refusé sur les questions de principe et enfin l’invention de quelques mesures phares choisies moins en raison de la redistribution financière que de leur effet sociétal et juridique donc symbolique et médiatique et plus encore sur l'avenir du pays.

POUR UNE CONTROVERSE DEMOCRATIQUE
sur la
POLITIQUE FAMILIALE ET DEMOGRAPHIQUE

Les mêmes qui naguère proclamaient: “Il est interdit d’interdire” protestent désormais:” Il est interdit de débattre”. Le temps est venu d’imposer un débat sur le fonds. à des porfessioels qui refusent de définir, choisir, évaluer , rendre compte d eleur pouvoir social.Alors qu’aucune démocratie n’a dépensé autant en politique familiale depuis 1945, la France, depuis 1975 recommence à vieillir et connaît une décomposition familiale sans précédents en temps de paix. Effort sans équivalent pour un bilan aussi déplorable...!!...20% de parents et 17 % d’enfants en situations non composes-décomposées ! Constat Vrai ou Faux ?

Ce gâchis absurde a une cause idéologique. Parée des vertus de toutes les libérations, et sous prétexte de lutter contre l’Ordre Moral, Vichy ou le Pape, l’idéologie individualiste, malthusienne et anti familialiste a fait taire toute autre voix que la sienne. C’est ainsi qu’elle n’a eu de cesse que de remplacer le singulier majuscule “Famille”, par le pluriel minuscule ”Famille”, de parler du mariage comme d’un modèle “traditionnel”, donc passéiste, face à des modèles “nouveaux” donc progressistes, PACS compris.. Pourquoi cette hargne ? C’est qu’il y a un fossé de sens et de valeurs entre Le Droit et des droits, La Loi et des lois, le Respect et “mes respects”, L’Amour et des amours, un modèle ou des modalités....C’est qu’il s’agissait de détruire non point tant la fameuse “cellule de base de la société”, que la seule institution qui produise à titre privé, sans recours aux professionnels, dans la durée, du Droit, de la relation, du projet, de la solidarité, de la libération, de la transmission de sens et de valeurs.
 
C’est cela qui a été combattu et qui a fort bien résisté. Et plus les adversaires de ce modèle sont en manque de ces valeurs, plus ils subissent les protestations furieuses de leurs propres conjoints et de leur progéniture, plus ils crient à la Réaction. Il est donc de toute priorité d'imposer le débat sur ces questions qui fâchent. D'autant que la corrléation est totale entre vie familiale et vis associatives fobdées sur la gratuité et le bénévolat.

L’ultra libéralisme sexuel et familial fait payer à la jeunesse d’abord, aux individus et groupes les plus faibles ensuite, la facture du vieillissement et de la décomposition familiale. Entre le fort et le faible, c’est pourtant toujours et partout la liberté qui opprime et le droit qui protège. Conférence de la Famille et assemblées de l’UNAF sont vouées au néant si elles ne commencent par la promesse politique d’ouvrir la controverse sur les principes. D’accord pas d’accord pour un débat sur les principes ?

POINTS DE PRINCIPES . QUESTIONS INCONTOURNABLES

1) Si la politique sociale s’occupe des plus défavorisés qui ne sont qu’une fraction minoritaire de la population, la politique familiale s’occupe, elle, de toutes les familles quelle que soit leur condition. Oui ou non ?

2) Si l’on fait du “social”, on ne fait plus de “familial”. L’égalité dans le champ familial doit être instituée non pas entre familles riches et fa milles pauvres mais entre ceux qui ont des enfants et ceux qui n’en n’ont pas; Oui ou non ?

3) Si l’on fait de la politique “globale” on ne fait plus de politique familiale spécifique.Oui ou non ?

4) A l’issue de trois décennies désastreuses sur le plan démographique, familial et éducatif, il n’est plus discutable que la famille hétérosexuelle fondée sur le mariage constitue le modèle juridique et social le plus efficace dans la recherche du bonheur, l’éducation à la liberté, à la responsabilité, à la solidarité notamment pour faire face aux drames sociaux du pays: le désastre éducatif et scolaire, les souffrances et le chômage des jeunes, les nouvelles pauvretés non matérielles, enfin l’insécurité. Il apparait désormais évident qu'un tisus familial défait détruit le lien social. Oui ou non ?

5) L’effondrement démographique menace désormais la Sécu à court terme. Oui ou non ?

6) Interdire toute parole morale à l’Etat, proclamer que tout se vaut , qui'l est interdit d'en débatre est un Ordre moral comme un autre . Oui ou non ?


REMISE A PLAT FINANCIERE , FISCALE et SOCIALE


NB : texte inspiré d’une note de Michel Levy à Fontevraud Octobre 2002 “Famille et France d’en Haut”

Ce qu'il est convenu d'appeler la politique familiale a été fondé en France, à la Libération, sur trois "piliers" :
  1. des " allocations familiales " attribuées selon le nombre d'enfants indépendamment du revenu, financées par des cotisations salariales versées par les entreprises.
  2. un système d'assurance maladie financé par des cotisations.
  3. salariales, ouvrières et patronales, longtemps plafonnées, aujourd'hui proportionnelles au salaire
  4. l'impôt progressif sur le revenu, déduisant l'impôt du revenu familial global par le système du quotient familial.
Le développement du travail salarié féminin, la généralisation de la contraception, la montée du chômage et celle de la cohabitation sans mariage, d'un côté, les réformes qui se sont accumulées depuis l'origine, dont les ordonnances Pompidou de 1967, la CSG de Michel Rocard et la prime pour l'emploi de Lionel Jospin, de l'autre, ont complètement bouleversé le paysage, si bien que plus personne n'est capable de "lire" la politique familiale française. En particulier les jeunes gens ne savent pas clairement à quelle sauce ils seront mangés s'ils se marient, s'ils ont un premier, un deuxième, un troisième enfant...

Il est donc temps que le gouvernement commande un grand "audit" de la politique familiale, pour savoir dans un premier temps ce qu'est devenu le "barème de fait" selon les configurations familiales, de l'ensemble prélèvements obligatoires (impôt sur le revenu, CSG et cotisations sociales) et pour en proposer, dans un deuxième temps, un grand "toilettage", simplifiant drastique ment le dispositif et revenant aux sources.
 
Aucun tabou ne devra faire obstacle à cette réflexion nécessairement générale qui devra aborder notamment la fiscalité locale et les divers impôts sur le patrimoine. ISF compris. Il s'agit d'associer à ce chantier les institutions pertinentes, notamment l'INSEE, la Direction de la Prévision, le Commissariat du Plan et l'INED.

Les financements et le fonctionnement des équipements collectifs pour l'enseignement, la santé et la petite enfance sont des préoccupations centrales des collectivités locales. Il serait donc excellent que l'audit précédent soit décliné régionalement et selon les catégories de communes pour que le Gouvernement, dans sa politique de décentralisation, dispose d'un cadre pertinent pour accroître les responsabilités régionales et locales en ces domaines et pour clarifier les responsabilités de l'Etat .

PROGRAMME DE RECHERCHE
DEMOGRAPHIQUE ET FAMILIALE


Les programmes de l’INED doivent être remis à plat pour tenir compte du changement d’époque, de génération et de paradigme, pour ramener l’Institut à sa mission démographique et familiale négligée.
Il n’y aura jamais de novation politique sans novation des idées donc de la recherche. Des programmes scientifiques tendant à connaître les corrélations entre épanouissement, ouverture aux autres, réussite scolaire et professionnelle, violence, délinquance, civisme, bénévolat et situations familiales etc ..... doivent être lancés par appels d’offre auprès d’organismes français et étrangers de recherche, sans préférence nationale ni partisane.

Dans cette perspective, nous aimerions que ne soient plus interdites les recherche sur la corrélation entre réalités familiales et vitalité associative bénévole et citoyenne authentique, entre ultra libéralisme sexuel et familial et montée de l’insécurité. Sauf à tolérer une forme moderne de cléricalisme, l’orientation de la recherche doit échapper au monopole et aux interdits des seuls chercheurs. D’accord pas d’accord ?
Une Réforme de la politique démographique et familiale s’impose au moment où la France ne parle plus que de ses retraites. Or il n’y a jamais eu de Réforme sans le Peuple. Les dirigeants actuels devraient réaliser que les six à huit millions de citoyens les plus civiques du pays, soit les 17% d’électeurs qui élèvent 66 % des enfants, parce qu’ils sont à la fois les plus bénévoles, les plus familiaux, et les plus associatifs, sauront distinguer un message de volonté politique d’une parodie de concertation entre professionnels permanents. Tel doit être désormais l’enjeu politique de la Conférence de la Famille.

PRIORITES POLITIQUES
La politique familiale de demain devra concilier la revendication d’autonomie des individus avec la nécessité heureuse de relation, le primat du Droit sur les droits, l’exigence de valeurs, de normes, et d’une direction collective limitant nécessairement le libre arbitre de “particules élémentaires” en quête d’avantages fiscaux,gratuités, aides, équipements et prestations et services.

. D’abord réformer le Code de la Famille.

Nous refusons un nième marchandage “techno-financier-fiscal-social”, abusivement qualifié de “global”, mêlant les allocations, les prestations, la consommation, l’emploi, le logement, la fiscalité, les vieux, les jeunes, l’aménagement du territoire, voir l’intercommunalité et la mondialisation, sans oublier les intérêts des travailleurs sociaux et lke dévelopement durable etc .. où l’on troquerait un peu de quotient familial contre un peu de parité féminine dans les partis politiques.

Le Code de la Famille va avoir soixante ans. Le revoir de fonds en comble, voici l’objectif et la démarche politiques d’un débat national digne de l’enjeu. Le problème n’est pas de réussir un
quelconque “Grenelle ou Matignon familial” mais de donner une politique familiale à la France après trente ans de flou “global”.

Pour le reste c’est à dire l’essentiel

Nous répétons depuis dix ans qu’il convient de faire passer l’impératif féminin en toute priorité familiale. Dans cette affaire hautement éthique, le rôle de l’entreprise sera déterminant comme à la naissance des allocations familiales. A l'instar des patronats catholiques du Nord et Protetsants d'Alsace Moselle qui ont inventé les allocations familiales,le MEDEF devra s’en souvenir ou ceser d eparlet d'éthique. Le plus d’égalité obtenu dans leur vie publique, les jeunes mères au travail l’ont payé d’un gros moins d’égalité dans leur vie privée Plus elles travaillent, plus elles peinent. Tensions et fatigues s’accompagnent d’un retard au mariage, d’une montée du non mariage, des divorces et séparations.
Dire que la natalité va bien est un mensonge. La France vieillit et va devoir s’ouvrir à de nouvelles immigrations. Dans l’indifférence générale, l’Etat Providence invisible laisse faire et laisse aller à grands frais une politique familiale de plus en plus inéquitable pour la génération des jeunes femmes conçues sur les barricades.

Quel rapport avec la crise intellectuelle et morale ? Une chute de cette chose impalpable qui s’appelle l’espérance, avec tous ses effets sur la consommation et l’équipement des ménages, la capacité pour une génération de faire projet, d’entreprendre ensemble, de réformer, d’innover. Car faire famille, c’est faire projet dans la durée donc résister aux épreuves, certes, mais aussi à la mode , aux médias et finalement à tous les pouvoirs. La société française est en manque de contre pouvoirs autant que de débats de principe. Or la famille est le socle de la vie associative authentique.

Le second impératif est celui de la solidarité entre générations. Cette mission essentielle incombe à l’Etat qui depuis peu lui tourne le dos, empruntant de plus en plus pour financer les déficits notamment sociaux. Si aucun des partenaires sociaux ne veut s’en charger, c’est au mouvement familial de rappeler l’Etat à son devoir. C’est le problème de fonds de la société française et de ses choix en faveur des jeunes ou des retraités, des classes moyennes protégées ou des exposés, de la consommation ou de l’épargne, de l’immédiat ou du projet, de l’individu ou de la famille. Face aux risques économiques et sociaux nés de la crise, au premierrang desquels figure le chômage français record, notamment jeune, la famille demeure le principal filet de sécurité ; son éclatement ou sa disparition jouent un rôle décisif dans le basculement du chômage vers la précarité, l’exclusion et la grande pauvreté, aussi dans la montée de la violence et de l’insécurité. Il ne suffit plus de le constater, il faut en tirer les conséquences en matière de politique familiale et notamment privilégier la relation et lutter contre la séparation en matière éducative comme en matière fiscale. C’est cela la prévention en matière familiale.

  Le troisième point est l’impératif démographique. Il n’est pas démontré que l’équilibre démographique esdépend du nivau des ressources ni des pretstaions et équipements. Le redressement français commence aux heures les plus noires de 1942. En revanche, il n’est pas d’exemple de croissance durable coïncidant avec une population stagnante engagée dans un processus de vieillissement accéléré. Le déclin démographique produit l’appauvrissement des nations. Aucune immigration ne tiendra jamais lieu de volonté défaillante.

Le quatrième point clef est la place faite aux jeunes

Il ne s’agit nullement de concéder au "jeunisme" ambiant à base de statuts, quotas, crédits spéciaux mais de réduire les privilèges de certains actifs statutairement protégés et des retraités au profit de l’entrée des jeunes sur le marché du travail et dans la vie. Nous sommes de ce fait hostiles à tout “statut jeune” qui déboucherait sur des” ateliers nationaux de la jeunesse” ou un nouveau marché pour HLM ou APL. Quand les jeunes ont un vrai emploi, ils se logent. Or depuis 30 ans la génération “aux affaires” multiplie les dispositifs qui sous couvert d’un interventionnisme croissant, interdisent de fait aux jeunes l’entrée sur le marché du travail et du logement aidé ou pas. La voici l’exception française. Ce sont ces dispositifs qu’il faut faire sauter. Nous sommes hostiles à toute prestation d’autonomie finançant la séparation.

Viennent enfin les problèmes dits de société qui choquent tellement le pays à l’initiative de certains milieux aussi médiatisés que groupusculaires, comme par exemple la tolérance au voile, la dépénalisation des drogues douces au volant ou le statut de l’adoption homosexuelle. Sur ces sujets, il faut parler plus fort que ces “activistes des médias” qui font sciemment le jeu de l’extrême droite. La politique, c’est aussi une question de discours.


ACTIONS ET DEMANDES SPECIFIQUES DES AFP

Nous demandons aux pouvoirs publics, à l’UNAF, aux églises issues de la Réforme de nous aider dans les efforts suivants

-Soutien à l’Union des Familles Musulmanes dans son affirmation du respect du Code Civil et du Code de la Famille avec la corrélation “Femme- Laicité”. Larecherche de la parité doit être déclarée incompatible avec le port du voile à l’école. , comme en Tunisie et en Turquie-Promotion de thèmes liés: “Femme, Islam, Laïcité” cf “La République et l’Islam” Fontevraud 2002.

-Développement d’actions de certification sociale et familiale. Evaluation publique, bénévole, compétente et indépendante de l’efficacité humaine, sociale et financière
des interventions associatives sociales sur fonds publics en direction des familles. (Exemples : secteur des handicapés; emplois de proximité; services à la personne )

-Résister à la dictature de l’offre sociale en privilégiant la solvabilisation de la demande.

-Structures de solidarité financière familiale ( Projet SCIS. A.Braun)

-Réforme Associative: Transparence et certification financières. Loi du 3 juin 1994 ( VERITAS/BVQI:Téléthon. ARC, Armée du Salut). Confirmer la prééminence de légitimité du,bénévolat sur le salariat;

-Retour de l’UNAF au primat de l’action familiale avec abandon des activités de tutelle.

-L’UNAF sort de la Conférence Permanente des Fédérations Associatives.(CPCA) et combat la rémunération des dirigeants associatifs bénévoles. ( Art 4 Loi de finances pour 2002)
Supression de toute aidfe publliqye à la CPCA .

-L’UNAF crée un financement de formation des bénévoles au NET: ouvertures d’e mail, création de sites etc.

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